Microcrédit

Le microcrédit consiste à prêter de petites sommes à des bénéficiaires ayant des difficultés d’accès au crédit bancaire classique, pour leur permettre de réaliser un projet d’insertion socio-professionnelle.

POURQUOI EN PARLE-T-ON ? 

  • C’est un instrument de lutte contre l’exclusion, né dans le Tiers Monde.
    La paternité du microcrédit est attribuée à Muhammad Yunus, économiste et fondateur de la Grameen Bank (1976) au Bangladesh. Ce concept s’est ensuite largement répandu dans le monde et a permis à des millions de femmes et d’hommes de réaliser leur projet, souvent modeste, mais suffisant pour les aider à devenir autonomes financièrement.
    En 2006, le prix Nobel de la Paix a été décerné à Muhammad Yunus et à la Grameen Bank, pour « avoir favorisé le développement économique et social de populations pauvres ».
  • En France, le microcrédit s’est développé depuis la fin des années 1980, au travers d’associations ou de plateformes de financement. La Banque de France agit en faveur du microcrédit et favorise l’inclusion bancaire et financière.
    La Banque de France décerne chaque année deux prix du « microcrédit accompagné » pour valoriser des parcours emblématiques. Le soutien au microcrédit s’inscrit dans la statégie de responsabilité sociétale de la Banque de France.

QUELQUES CHIFFRES

MONDE (2014)                                                                                             FRANCE (2015)

Sources : Mix market (données dans le monde, 2014), Banque de France, Baromètre de la microfinance 2016 (données en France, 2015)

EN FRANCE, COMMENT CELA FONCTIONNE ?

Le microcrédit permet de financer des projets d’insertion socio-économique 

Le plus souvent, il s’agit d’un microcrédit professionnel : création, reprise ou développement d’une petite entreprise, essentiellement dans le secteur tertiaire (hôtellerie-restauration…). Le microcrédit professionnel permet de démarrer ou de reprendre  une activité, ou  d’acquérir des équipements. La pérennité des entreprises ainsi créées est généralement supérieure à la moyenne.

Le microcrédit personnel finance des projets d’insertion socio-professionnelle : logement, employabilité, formation, mobilité…

La convergence d’acteurs bancaires, associatifs et publics est une spécificité française.  Cet « accompagnement » par des organismes permet de rendre les projets plus sûrs et  de faire baisser le coût des microcrédits. L’État intervient ainsi parfois par le biais de la garantie du Fonds de cohésion sociale.

L’impact économique et social du microcrédit est élevé par rapport aux montants prêtés

Avec des sommes modiques, il aide à dépasser des situations de précarité et concourt à la création ou au maintien d’emplois.

Les montants sont peu élevés par rapport aux crédits classiques : de 300 euros à 5 000 euros pour le microcrédit personnel, et 25 000 euros maximum  pour le microcrédit professionnel.

La durée : les prêts sont de courte durée, de 6 mois à 3 ans pour le microcrédit personnel et 4 ans maximum pour le microcrédit professionnel.

Le coût : comme pour un crédit classique, les taux d’intérêt sont déterminés  en fonction du montant et de la durée du prêt, mais à la différence des crédits traditionnels, les microcrédits sont toujours à taux fixe. Les taux pratiqués se révèlent élevés, surtout pour des financements solidaires, en raison de l’importance des coûts de gestion et des risques de non remboursement.

POUR ALLER PLUS LOIN

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Mot de l'actu Microcrédit
  • Publié le 19/07/2017
  • FR
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Mis à jour le : 21/07/2017 14:16