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Les taux d'intérêt négatifs

Le taux d’intérêt, c’est le prix de l’argent. En général, ce taux est positif : celui qui emprunte une somme d’argent paye un intérêt à celui qui lui a prêté. Des taux d’intérêt négatifs inversent cette logique : c’est l’emprunteur qui est alors rémunéré, tandis que le prêteur reçoit à l’échéance une somme inférieure à celle qu’il a prêtée.

POURQUOI EN PARLE-T-ON ?

Ce phénomène nouveau est contraire à notre logique habituelle. Ses causes et ses conséquences sont difficiles à appréhender et suscitent de nombreuses interrogations. Pourtant, même s’ils constituent à première vue un paradoxe, les taux négatifs correspondent à une évolution compréhensible.

Les taux négatifs résultent du déséquilibre entre un niveau d’épargne élevé et un niveau d’investissement trop faible. Ils sont également un instrument de stratégie monétaire pour soutenir l’activité économique. Ils sont donc à la fois le symptôme d’une économie au ralenti, et un élément de réponse à cette situation.

COMMENT CELA FONCTIONNE ?

Les banques centrales agissent sur les taux directeurs (taux d’intérêt des emprunts des banques commerciales à la banque centrale). En augmentant le taux directeur, elles freinent la hausse excessive des prix, et à l’inverse, pour stimuler l’économie, elles le diminuent. Elles peuvent les baisser en territoire négatif, comme c’est le cas en zone euro depuis juin 2014. Aujourd’hui, les banques commerciales qui déposent des liquidités à la banque centrale en zone euro sont rémunérées à -0,40 %, c’est-à-dire qu’elles payent pour placer leurs excédents de trésorerie. Cette stratégie est destinée à inciter les banques commerciales à prêter à l’économie. Le but est de relancer l’activité en évitant l’accumulation d’épargne improductive, en encourageant l’investissement et la consommation, et ainsi de faire baisser le chômage.

Les taux négatifs sont favorables aux emprunteurs : les États, les entreprises, mais également les particuliers empruntent à moindre coût. Cela soulage les finances publiques et favorise les achats immobiliers.

Mais ces taux négatifs n’ont pas vocation à se généraliser aux dépôts bancaires des ménages. Seuls les dépôts des très grandes entreprises se voient appliquer des taux nominaux négatifs.

Ils ne sont pas non plus destinés à durer. En tant qu’instrument de politique monétaire, c’est une mesure temporaire qui doit avoir une ampleur limitée.

Les taux négatifs érodent les marges des banques car celles-ci ne répercutent pas les taux négatifs à leur clientèle. Les assureurs ont plus de difficultés à garantir des rendements attrayants en période de taux négatifs. Les banques et les assurances adaptent leurs modes de fonctionnement et diminuent leurs coûts en restructurant leurs réseaux et en innovant.

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Mot de l'actu Les taux d'intérêt négatifs
  • Publié le 22/11/2016
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Mis à jour le : 16/08/2017 11:00